Article #07 du cycle "Pierre Charras - 19 secondes"
Et bientôt un sentiment que je n’avais pas convoqué se répandit en moi comme une eau sale. Ce fut d’abord un mince filet, un goutte-à-goutte presque, puis une digue céda quelque part et j’en fus
tout rempli, en même temps que de honte. C’était du soulagement.
Une lâcheté de fin de match. L’envie d’avoir eu raison en craignant le pire. L’ivresse d’avoir perdu. Une attirance vers le bas. Un vertige.
Ainsi il n’y aurait pas de retrouvailles, de réconciliation. Nul besoin de mettre les petites preuves d’amour dans les grandes. Nous n’aurions pas à escalader les pentes abruptes de la deuxième chance. Les chemins de crête du rafistolage nous étaient épargnés.
Il suffirait de trouver une posture. La mélancolie. La tristesse.
Pierre Charras
Pour être dans la bonne ambiance, visitez les rubriques selon le graphisme du blog :
Il est rose?
Sautez vers la rubrique PINK! L’ambiance y est fraîche et légère.
Il tend vers le gris?
Direction la catégorie BLINK pour de l’entre-deux.
Il est noir?
Plongez dans les profondeurs de la rubrique BLACK...
Après, je ne peux vous empêcher de mélanger les goûts et les couleurs...
Bonne visite.
"Former des concepts, c'est une manière de vivre et non de tuer la vie.
C'est une façon de vivre dans une relative mobilité et non pas une tentative pour immobiliser la vie.
C'est manifester, parmi ces milliards de vivants qui informent leur milieu et s'informent à partir de lui, une innovation qu'on jugera comme on voudra, infime ou considérable."
Michel Foucault
("La vie : l'expérience et la science")